Décider de protester (un rêve)

Written by Aldor

Le récit, guère onirique, d’un rêve fait au petit matin et au sortir duquel je me suis précipité sur mon stylo et mon carnet pour en garder la trace. C’est lui que je raconte dans mon enregistrement.

Je me trouve dans une élégante boutique de musée, à l’Alhambra de Grenade ou au Louvre. La pièce est blanche, moderne, largement éclairée par de grandes fenêtres. Non loin de moi, se dresse un comptoir haut perché et revêtu de noir, où sont vendues des cartes postales transparentes que je trouve jolies.

Ces cartes postales, que je sais avoir été conçues par un homosexuel [?], m’intéressent. Mais elles ne sont pas affichées. Il faut, pour les examiner, prendre le carton où elles sont rangées comme dans une boîte à fiches et les examiner, une à une. Ce que je fais. Mais me voyant ainsi agir, la vendeuse, derrière son comptoir, m’interpelle et me dit que je dois reposer le carton.

Mon rêve est le souvenir de la frustration ressentie à ce moment, doublée d’un sentiment de persécution : “Est-ce parce que c’est moi que vous me refusez cela ?“, du rappel de la décision prise ensuite de ne pas en rester là, de ne pas “me laisser faire” mais au contraire de protester, publiquement.

Au bout de l’histoire, tout se résout : non seulement j’obtiens gain de cause mais ma protestation a ouvert les yeux de tout le monde et permis à chacun de mieux voir ce qui pouvait être amélioré.

A la réflexion, le grand comptoir noir fait penser au bureau d’un tribunal. Il me rappelle les images du Procès, de Kafka, tel que mis en scène par Orson Welles, et pourrait (sans grande imagination, je le concède bien volontiers) symboliser l’autorité. Une autorité que je décide, dans ce rêve, d’affronter, à juste titre. Et cette décision, qui m’a été difficile, s’avère bénéfique pour tous puisque le sytème en sort amélioré.

C’est surtout cela que je retiens.

 

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