La transparence et le soupçon

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Depuis le début de la pandémie, il y a eu environ 180 000 personnes touchées par le virus du COVID-19 en France, parmi lesquelles environ 30 000 environ sont mortes. Il y a peu de chiffres qui, dans l’histoire récente au moins, nous aient été autant dits, annoncés, répétés, martelés jour après jour, semaine après semaine, mois après mois.

Et il n’est pas besoin d’être grand statisticien pour calculer que, rapportés à une population d’environ 67 millions de personnes, les chiffres de la pandémie sont faibles : 3 pour mille pour le nombre de malades ; 0,5 pour mille pour celui des décès.

Il a toujours été dit et répété que ce qui justifiait la mobilisation générale et le confinement n’était pas le nombre de malades en soi mais la nécessité de mobiliser, pour la faible part d’entre eux qui étaient gravement touchés, les unités de soin intensifs, et le risque de saturation rapide de ces unités – ce qui fut le cas ou près de l’être en avril et en mai.

Et voilà pourtant que se répandent sur les réseaux sociaux des interrogations et des étonnements faussement naïfs sur l’air de : “C’est bizarre : je ne connais personne dans mon entourage qui ait été malade ou victime du COVID-19. Nous aurait-on menti ?

Quand une maladie touche trois personnes sur mille et en tue une sur vingt mille, ne connaître aucune victime est normal. Ce qui est surprenant, c’est qu’on s’en étonne alors que les chiffres sont depuis toujours publics et publiés, qu’ils sont libres d’accès et connus de tous.

Mais le soupçon n’a que faire de la réalité des choses.

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