Changer la vie, sauver des vies

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J’assistais hier à la signature d’une convention entre Jean Gaubert, médiateur national de l’énergie mais également président d’un syndicat d’électrification, et l’association Électriciens sans frontières, qui intervient, un peu partout dans le monde, pour apporter l’électricité à des populations qui n’en ont pas, soit qu’elles n’en aient jamais eue, soit qu’elles en aient été privées par une catastrophe naturelle ou, hélas, un désastre humain.

 

Trois petits films, consacrés aux actions menées à la Dominique après l’ouragan Maria, au Bangladesh dans un camp de réfugiés Rohingyas, et à Madagascar (expérience Café Lumière), furent à cette occasion projetés.

Présentant ses films, Jean-Baptiste Baldi, le réalisateur, évoqua le pouvoir de l’étincelle, cette électricité qui, observa-t-il, change la vie et parfois sauve des vies.

Changer la vie, sauver des vies, c’est une belle formule et une chose plus belle encore. Elle dit bien la beauté de l’action menée, du projet qu’elle met en oeuvre, et la magie de cette électricité dont nous sommes parfois blasés mais qui, là où elle manque, fait son apparition comme une fée.

Je me disais aussi, écoutant les propos des responsables de l’association et ceux de celles et ceux qui étaient partis en mission, que paraissait se résoudre, dans l’action, l’interrogation, toute intellectuelle et hors sol, abstraite et théorique, et finalement dépourvue de vérité et d’amour, que j’ai parfois : s’il faut choisir, vaut-il mieux changer la vie ou sauver des vies ? Dans l’urgence, la question ne ne se pose pas : on sauve des vies. Parce que c’est ce qu’on peut faire, à ce moment là et qu’il n’est rien de plus précieux.

Et en sauvant des vies, on la change.

2 réflexions au sujet de « Changer la vie, sauver des vies »

  1. emotionsdefemme – Narbonne - France – J'ai eu un parcours professionnel atypique. Architecte urbaniste, restauratrice puis cadre commerciale, j'ai été frappée par une maladie neurologique fin 2013 qui m'empèche de dormir. J'ai profité de ces nuits blanches pour recommencer à dessiner et à écrire des poèmes qui traduisent mes « Emotions de femme. »
    emotionsdefemme dit :

    Et les deux dernières phrases résument bien ton propos. Merci Aldor d’être cet homme, profondément sensible et humain.
    Amitiés.

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