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Faute de confiance en ma méfiance, la confiance n’arrive pas à naître

J’étais hier dans un supermarché quand, comme cela m’arrive souvent, une femme s’est approchée de moi pour me demander de l’argent. Elle n’en avait pas assez pour acheter ce dont elle avait besoin et portait dans ses bras un paquet de couches-culottes.

Je lui ai immédiatement donné quelques euros mais elle est revenue à la charge, me demandant si je ne pouvais pas lui en donner plus, ce que j’ai fait.

Elle m’a nouveau demandé si je ne pouvais lui en donner plus encore, et j’ai répondu par la négative.

Ce genre de situation me met mal à l’aise, et il en va de même de ma réaction, qui traduit une incertitude que je n’arrive pas à dépasser. Car je commence à donner, agissant comme si j’étais confiant, puis vient un moment où la méfiance et où la crainte qu’on ne se moque de moi, qu’on n’abuse de ma gentillesse, l’emporte.

Mais mon attitude, du coup, n’est pas rationnelle. Si j’ai peur que la personne en face de moi ne cherche qu’à m’exploiter, c’est dès le début que je devrais refuser. Et si au contraire je la crois, c’est tout mon porte-monnaie que je devrais lui verser dans les mains, à l’exception des sommes dont j’ai moi-même besoin.

Mais je reste dans le mi-chemin, dans un geste qui commence et ne se termine pas, gardant vers devers moi une impression de malaise.

A la réflexion, je pense que c’est parce que je ne fais pas suffisamment confiance à ma méfiance qu’une vraie confiance n’arrive pas à naître. Et c’est cela que je dois apprendre à développer et à maîtriser : avoir plus confiance en ce que je ressens, en la première impression que j’aie –  qui hier n’était pas positive. Et une fois sûr de moi, agir en conséquence.

Et apprendre à développer cela tout en conservant, en même temps, une certaine humilité parce qu’on peut toujours se tromper.

2 réflexions au sujet de « Faute de confiance en ma méfiance, la confiance n’arrive pas à naître »

  1. Bonjour,
    C’est il est vrai une situation gênante, que nous n’aimons pas vivre.
    Il n’est jamais agréable d’avoir le sentiment que l’on abuse de notre gentillesse ou de notre bienveillance naturelle.
    Quand je me trouve face à ce genre de situation je suis comme toi, je cède souvent.
    Mais cela dépend de ma force intérieure du moment.Il m’est arrivé de posséder une volonté intense pour dire “Non”.Mais toujours avec un regard et une voix très bienveillante à l’égard de la personne. Je fixe la personne dans les yeux, et je lui adresse une réelle et sincère attention. De plus, je m’arrange pour quitter la personne avec une fermeté assumée et positive.
    J’ai remarqué que la personne est souvent plus touchée par ma gentillesse et ma correction,en somme c’est une marque de très grand respect de l’autre et aussi un fort sentiment de cohérence avec moi même et de respect pour moi même .
    Pas toujours simple…
    Au plaisir
    Corinne

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