Quand je me rase, je me prends toujours un peu pour le Charlton Heston des Dix commandements coupant sa barbe après avoir vu Dieu.
Improvisations Posts
« Il part quand, le bateau pour le Soudan ? », demandent ceux qui, sous couvert d’équité et d’universalisme, travaillent à ce que jamais il ne parte, à qu’il reste toujours à quai.
On peut ne pas chercher et ce faisant ne pas vouloir ; et on peut ne pas chercher et cependant bien vouloir.
C’est précisément dans la prise de conscience de cette indifférence mutuelle que réside la source profonde du plaisir, du plaisir un peu surpris que j’éprouve : plaisir pas du tout de l’individu mais plaisir de l’animal humain, de l’animal grégaire, de l’animal heureux de voir prospérer les siens, de les voir nombreux, divers, vaquant à leurs occupations variées et faisant cependant, incontestablement, société.
Je suis simultanément contemporain de tous les âges du monde, des âges qui ne se succèdent pas mais s’entremêlent en fonction de la position relative des uns et des autres.
La vie, pourtant, n’est pas un verre de vin ; on ne la déguste pas, appréciant sa rondeur, son goût boisé ou le parfum de la banane ; on la vit ; on la vit au rythme de la vie, avec ses joies, ses ennuis, ses bonheurs, ses envies de dormir et ses instants de grâce.
Hosanna, hosanna ! Vive le cadre de référence et puissent ses bienfaits se répandre sur nos vies et nos activités comme miel et ambroisie !

Les sombres temps
Il faut inverser Adorno : comment peut-on, après Auschwitz et Hiroshima, comment peut-on oser faire encore autre chose que de la poésie et du théâtre ?