http://improvisations.fr/wp-content/uploads/20170122nepasmentir.mp3

Justice et amour

L’idée de la justice n’est pas le principe suprême de l’éthique, et au-dessus d’elle s’élève l’idée de l’amour, qui, au-delà du juste et de l’injuste, de la faute et de la vengeance, referme pour toujours la source des conflits humains dans un grand geste de bonté capable de tout pardonner, de tout purifier et, de ce fait, rend possible l’avènement du royaume de Dieu sur terre. Cette idée centrale du Christianisme qui, au temps de son apparition comme de nos jours, s’est toujours heurtée à une très vive résistance, notamment en Europe occidentale, qui souffre d’une surestimation du principe de justice, qu’elle est de ce fait incapable de dépasser.

http://improvisations.fr/wp-content/uploads/20170126conventions.mp3

Se taire pour ressentir ?

Peut-être faut-il, pour ressentir vraiment certaines choses, les recueillir dans le silence, les absorber dans le silence, et dans le silence les laisser mûrir et s’épanouir. A vouloir les dire, les exprimer, les mettre en mots, on risque non seulement de les gauchir, de les affadir ou de les détourner de leur sens premier mais, plus radicalement, de ne pas leur donner le temps.

http://improvisations.fr/wp-content/uploads/20170128droitsetdevoirs.mp3

Tutoyer le monde

C’est pourquoi la catastrophe écologique nous heurte et nous blesse plus profondément que nous ne saurions le dire, plus profondément peut-être que nous n’en avons conscience. Ce n’est pas seulement la survie de l’homme en tant qu’espèce ou ses conditions de vie futures qui nous préoccupe et nous touche dans la destruction à laquelle nous assistons ; c’est la blessure qui nous est à nous-mêmes infligée et que nous ressentons comme telle : quelque chose de nous-même est affecté, quelque chose de nous-même s’effiloche, se corrompt et se perd dans ces animaux qui disparaissent et cette terre qui s’immondice. C’est à nous-même que le coup est porté.

http://improvisations.fr/wp-content/uploads/20170127deplaire.mp3

Joie

Depuis que l’homme est homme, probablement, il conçoit le monde, pense et vit selon deux directions opposées : l’une qui est lumineuse et joyeuse ; l’autre sombre et austère. Ainsi, l’écologie est ce qui nous pousse à épouser la cause du monde, à défendre sa beauté, son infinie diversité, sa somptueuse richesse, l’immense joie de la création. Mais certains jettent sur cet élan une chape de bien-pensance et étouffent ce dynamisme sous une sorte d’ordre moral au gré duquel il faudrait faire repentance et pénitence car nous avons avons été trop joyeux, trop plein d’énergie, pas assez humbles et modestes.

http://improvisations.fr/wp-content/uploads/20170122nepasmentir.mp3

Pénombre

Entrer dans le silence pour pouvoir entendre la douceur qui se chuchote, épouser la nuit pour y apercevoir la lueur de la tendresse, faire silence et calme en moi-même pour ressentir ce qui est humble, et fragile, et subtil, et terriblement important.

http://improvisations.fr/wp-content/uploads/20170127deplaire.mp3

Déchirures

Il y a des choses : paysages, toucher ou entendre celle que j’aime, visages d’enfants, de femmes ou d’être chers, ou cette chanson, qu’on a entendu en introduction et qui, dès la première écoute, m’a fait tressaillir – il y a des choses qui, on ne sait pas pourquoi, bouleversent et font monter en nous, de façon irrépressible, une sorte de sanglot, ouvrent une déchirure.