On parle de la même chose mais on ne dit probablement pas la même chose ; on ne dit certainement pas la même chose. C’est qu’il y a un abîme entre la parole qui s’est préparée, qui s’est apprêtée, qui s’est faite belle, et celle qui est livrée, extirpée, arrachée pat la violence, qu’elle soit celle des tenailles ou celle du sermon : l’une est libre, l’autre serve et soumise.
Étiquette : aveu
On appelle ça reconnaissance mais la première est souvent plutôt une découverte ; la deuxième un aveu, fait à soi-même puis aux autres ; et la troisième une expression de gratitude. Mais les trois sont liées et rebouclent l’une sur l’autre.
Et puis il y a ce qui doit être dit, qui meurt de ne pas l’être ou qui, dans le silence, ne peut pas naître : l’aveu, la demande de pardon, la déclaration d’amour, la prière
Ce n’est pas dans l’erreur qu’est le diable ; l’erreur est seulement humaine. Le diable accourt à cet instant précis où, quelqu’un nous offrant la possibilité de reconnaître cette erreur, nous ne saisissons pas cette chance et à l’aveu, préférons le déni. C’est là, dans cette persévérance, qu’est l’endurcissement et la faute véritable contre l’esprit.
