Improvisations

Foin des préparations et des textes pensés ! Voici des mots cueillis aux lèvres.

Ne pas déplaire ou plaire : il faut choisir

J’ai réalisé hier que, quand on avait fait quelque chose à juste titre, en agissant bien, de façon agréable et bienveillante, il ne fallait après tout pas se soucier de ce que certaines personnes en aient pris ombrage. Dès lors qu’on avait bien agi, recueillir l’assentiment de tous est chose inutile.

Repensant à cela ce matin, la lumière s’est soudain faite en moi !

Il y a deux types d’attitudes, deux façons de se comporter, qui sont en fait assez fortement exclusives l’une de l’autre : soit on mène sa barque de façon à ne déplaire à personne, en essayant d’être consensuel, et on peut très bien y arriver ; soit on ne cherche pas ce consensus et ce bon accueil, on avance tout simplement en faisant au mieux de ce qu’on pense devoir faire, et il pourra alors arriver qu’on déplaise, mais on pourra également plaire. Et, fondamentalement, c’est soi l’un, soit l’autre.

Ce qui distingue les deux comportements, ça n’est pas que d’un côté, on prendrait le risque de déplaire alors que, de l’autre, on chercherait à éviter ce risque ; c’est, de façon beaucoup plus radicale me semble-t-il, le fait que, d’un côté, on agisse en fonction des autres et de la question « Plaire ou ne pas plaire », alors que de l’autre, on agit en fonction de soi et qu’on se fiche complètement de la question du plaire ou du ne pas plaire.

C’est, comme toujours, une question de pesanteur et de grâce. C’est justement parce qu’on ne cherche pas quelque chose qu’on a une chance réelle de l’atteindre alors que celui qui s’épuise à mettre toutes les chances de son côté pour trouver ce qu’il cherche demeurera probablement toujours bredouille.

D’une certaine façon, d’un certain point de vue, cela est très injuste mais c’est seulement en apparence et d’un mauvais point de vue : c’est exactement la parabole du fils prodigue, dans les Evangiles : le fils prodigue a abandonné la maison, il a tout abandonné, tout perdu et pourtant, quand il revient dans la maison de son père, celui-ci l’accueille avec joie et lui fait fête. Et le fils aîné, qui est toujours resté à la maison, qui a été fidèle, est jaloux car il considère que, d’une certaine façon, son père n’agit pas justement en paraissant préférer le fils infidèle à celui demeuré sagement à ses côtés.

Eh bien c’est comme ça : celui qui agit bien (pas de façon égoïste) en ne se souciant pas trop de plaire ou non aux autres, c’est celui-ci qui sera aimé.

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