Demander et donner

On ne demande, on ne demande vraiment qu’à ceux qu’on aime – quelle que soit la sorte d’amour qu’on leur porte : estime, amitié, amour ou amour ; aux autres, on ne demande que des choses insignifiantes : “passe moi le sel”, “donne moi le pain”.

Dès lors que la demande est signifiante, elle ne s’adresse qu’à ceux qu’on aime. Et elle porte en elle autre chose, qui lui est irréductiblement liée même si elle n’apparaît pas toujours : un don. Au cœur de chaque demande faite à ceux qu’on aime, il y  a don : don de confiance, don de temps, don de soi.

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Justice et amour

L’idée de la justice n’est pas le principe suprême de l’éthique, et au-dessus d’elle s’élève l’idée de l’amour, qui, au-delà du juste et de l’injuste, de la faute et de la vengeance, referme pour toujours la source des conflits humains dans un grand geste de bonté capable de tout pardonner, de tout purifier et, de ce fait, rend possible l’avènement du royaume de Dieu sur terre. Cette idée centrale du Christianisme qui, au temps de son apparition comme de nos jours, s’est toujours heurtée à une très vive résistance, notamment en Europe occidentale, qui souffre d’une surestimation du principe de justice, qu’elle est de ce fait incapable de dépasser.

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Le masque de Peau d’âne

  Le masque cache. Mais ce qu’il cache est souvent un autre masque, celui que nous portons tous les jours et affichons aux autres. Car dans les sociétés humaines, où rôle et fonction sont si importants ; dans nos sociétés modernes, où le jugement est si rapide, fondé sur le premier coup d’œil, sur le […]

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“It were better that ten suspected witches should escape, than that the innocent person should be condemned”

  Le long procès des prétendues sorcières de Salem, qui dura plusieurs mois et durant lequel des dizaines de personnes furent condamnées et exécutées, pour sorcellerie, dans le Massachusetts de 1692, prit fin grâce au clergé de Boston qui, intervenant à la demande du gouverneur de l’Etat, étudia les minutes, réexamina les faits et en […]