Ainsi avons-nous tendance à donner plus d’importance au rendu des détails qu’à celui des couleurs, et à privilégier le contraste sur la nuance, le graphique sur l’estompé.
Étiquette : Claude
C’est amusant, cette façon de montrer les choses, de vouloir montrer à grand renfort de gestes et de mimiques ce qu’on ressent ou ce qu’on est ; à moins, justement, qu’on ne le veuille montrer parce qu’on ne l’est pas vraiment, pas autant du moins qu’on ne le voudrait.
Et finalement, je trouve cela assez sain, et même assez plaisant, de construire, dans le temps, pas à pas ; de façonner ce qui sera dans le mouvement même de cette danse tangueuse et alambiquée ; de se laisser aller au rythme et au tempo qui naîtront d’eux-mêmes, qui émergeront peu à peu ; de laisser place, espace et liberté à cette chose inconnue qui émerge plutôt que de cueillir une fleur déjà éclose.
Les choses belles ne survivent pas seules à la marée du temps. Comme des enfants, qu’elles sont car c’est de leur jeunesse qu’elles tiennent leur pouvoir, elles ont besoin d’être toujours encouragées, aidées, accompagnées pour ne pas rester en arrière, pour ne pas rester prisonnières du passé, pour demeurer vivantes ici et maintenant.
Il y a un charme singulier à saisir, puis découvrir, puis explorer chaque jour davantage, la richesse, l’inépuisable richesse de celles et ceux que l’on côtoie et dont chacune et chacun constitue un labyrinthe, un monde infini dont on sait seulement qu’on n’aura jamais le temps de le connaître, de le connaître jusqu’au bout pour autant qu’on ait la force, la force, la patience et le courage d’aimer.
