Faut-il prendre ombrage d’être perçu comme une personne plutôt que comme une fonction, d’être appelé par son prénom plutôt que par son nom ou sa fonction ?
Catégorie : Choses de la vie
Il y a, dans cette surabondance à jet continu, dans ce feu d’artifice dont le bouquet final jamais ne finirait, quelque chose qui, paraissant relever d’un immense gâchis cosmique, dépasse notre entendement et nous laisse ahuri, comme le Ravi des santons de Provence.
L’adulte est celui qui assume cet orgueil là, cette responsabilité : ne plus se considérer comme impuissant et balloté par les choses mais comme un acteur non seulement de son propre destin mais aussi et surtout du destin commun.
Des règles aussi, surtout de celles que nous nous sommes fixées, il faut, à chaque instant, savoir mourir pour renaître.
Le même son, exactement le même. Et c’est tantôt la moiteur d’un été en Provence, tantôt l’odeur rassurante d’un pot-au-feu qui se prépare.
C’est notre insupportable légèreté, v
Notre inconstance, notre frivolité, qui nous rendent sage – ou qui du moins nous assagissent.
Il y a en chaque homme, aussi commun et dénué de qualités particulières qu’il soit, une galaxie de connaissances, de compétences, de qualités. L’homme le plus obscur est un puits rempli d’étoiles qui brillent dans les actions les plus banales et les plus quotidiennes.
Les enfants sont ceux qui croient que d’autres – les grands, les parents, les adultes, les chefs, le pouvoir – ont des connaissances, des compétences, une intelligence du monde qu’eux-mêmes n’ont pas ; et qui se réfugient dans cette illusion pour ne pas prendre les choses à bras-le-corps
Il a suffi d’à peine deux mois, d’un peu de soleil et du reflux de la maladie pour que soit oubliés tous nos déchirements, tous nos doutes, tous nos serments.
