Certains considèrent le corps comme une enveloppe extérieure qui recouvrerait un pur esprit en forme d’ange. Ce que je ressens moi-même, c’est au contraire que le corps n’est pas un autre mais que nous sommes notre corps, notre corps sexué, et que quand nous ne trouvons pas en nous-même cette unité fondamentale, notre douleur est profonde.
Catégorie : Choses de la vie
L’acteur est celui qui nous permet de découvrir la vérité des situations, des comportements, des choses qu’on croise à chaque instant mais qu’on ne voit pas, ou qu’on ne voit plus et que lui, par son jeu, dévoile.
C’est la grande difficulté du réformisme : jusqu’à quel point faut-il aider et à partir de quel point cette aide devient-elle en fait une complicité de conservatisme ?
Nul besoin de nous retourner pour voir le chemin parcouru : nous ne serions pas là où nous sommes si nous n’avions pas avancé.
L’homme a, par nature, une empreinte écologique bien plus considérable que celle des autres animaux. La science, la technologie, le langage, l’alphabet, l’art lui sont les substituts indispensables de cette fourrure qui, comme le raconte joliment le mythe d’Epiméthée, lui fut refusée au début des temps.
Faut-il prendre ombrage d’être perçu comme une personne plutôt que comme une fonction, d’être appelé par son prénom plutôt que par son nom ou sa fonction ?
Il y a, dans cette surabondance à jet continu, dans ce feu d’artifice dont le bouquet final jamais ne finirait, quelque chose qui, paraissant relever d’un immense gâchis cosmique, dépasse notre entendement et nous laisse ahuri, comme le Ravi des santons de Provence.
L’adulte est celui qui assume cet orgueil là, cette responsabilité : ne plus se considérer comme impuissant et balloté par les choses mais comme un acteur non seulement de son propre destin mais aussi et surtout du destin commun.
Des règles aussi, surtout de celles que nous nous sommes fixées, il faut, à chaque instant, savoir mourir pour renaître.
