Nous n’avons pas un corps ; nous sommes ce corps. Nous sommes ce corps aussi, comme nous sommes cet esprit, et peut-être cette âme.
Catégorie : Choses de la vie
« Ce qu’il y a de beau dans la relation conjugale entre l’homme et la femme, c’est que les deux ne se comprennent pas »
Les explications simples ont ce grand avantage qu’elles nous évitent de mettre la main dans le cambouis, dans l’épaisseur des choses, et nous permettent de nous en tenir à la seule la dernière couche, qui est la plus superficielle
Ce que je veux sauver, c’est l’enfance et le jaillissement joyeux, incontrôlé et anarchique de la vie, le monde dans son perpétuel recommencement, dans son continuel balbutiement, dans son éternel inachèvement.
Dire que le monde est compliqué, qu’il est à la fois ceci et cela, en même temps ceci et cela, n’est pas forcément fuir, manquer de courage ou adopter une posture dilatoire.
« C’est mon droit »… Tout est dans l’intention. Le droit est fait pour défendre, il est une armure. C’est en mésuser et le pervertir que de s’en servir comme d’une arme.
Il faut savoir, de temps à autre, nous réveiller au jaillissement des choses, sortir de cet habit d’important que nous revêtons tous un jour ou l’autre, pour nous replonger dans l’émerveillement du monde.
La préférence pour la lune, le romantisme n’est-il pas toujours un moyen commode que nous nous donnons pour cacher notre peur de la vie – c’est-à-dire notre angoisse de la mort : fuir la vie de peur qu’elle ne se sauve ?
On a, sur un sujet donné, une idée lumineuse, et on cherche à donner à cette idée une portée générale ; et c’est alors que tout se brise, car la simplicité, l’élégance initiale, laissent place à quelque chose de lourd et de compliqué qui a perdu la vertu de l’idée première
