Vivre, c’est à chaque instant décider de son avenir indépendamment de ce qui fut fait, indépendamment de ce que furent nos projets, nos rêves, nos plans sur la comète. C’est décider de son avenir en tenant compte de la seule chose qui vaille : ce qui est. Ce qui est et non pas ce qui aurait pu être, ce qui aurait dû être, ce que nous aurions aimé qu’il soit ; ce qui est et non pas autre chose.
Auteur/autrice : Aldor
La beauté, ce souffle qui vient déranger l’ordre du monde, ce verbe premier qui au chaos initial fait succéder le haut et le bas, le jour et la nuit.
Si la tragédie élève l’âme, c’est qu’elle met en scène des héros guidés par l’honneur, la dignité et la sincérité ; si les réseaux sociaux l’abaissent, c’est que, sous couvert de réalisme, ils décrivent un monde peuplé d’hommes et de femmes vils et indignes de leurs fonctions.
Il y a quelque chose de terrible dans ce virus qui nous attaque dans le lien, le contact et le toucher, dans nos gestes de salut, d’amitié et de tendresse, dans nos poignées de mains et nos embrassements, dans la parole qui sort de notre bouche – dans tout ce qui nous fait hommes.
Comment ne pas voir que ce qui est reproché aux autorités n’est en très grande partie que le reflet de nos propres comportements, de nos propres aspirations, de notre propre schizophrénie ?
Pauvres désespérés, pauvres frères humains, dans quelle noirceur êtes-vous plongés ! Quelle tristesse doit être la vôtre !
Il y a des gens pour qui le confinement sera une épreuve : une épreuve absolument nécessaire mais une vraie épreuve. Et que ceux qui vivent dans des conditions telles que ce ne sera pour eux qu’un jeu l’oublient est un peu désolant.
Le monde n’est pas parfait, l’information n’est pas complète. On ne sait donc pas à l’avance ce qui va se passer, on découvre les choses au fur et à mesure, on fait au mieux et parfois on se trompe parce que le temps nous est compté qu’on n’est pas dans une simulation mais dans la réalité
Il en va des qualités comme des vertus et des sentiments les plus délicats : elles doivent être utilisées avec pudeur et chasteté, et l’étalage leur est fatale. Être, laisser voir mais en aucun cas ne montrer car la grâce s’anéantit de cette monstration.
