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Se taire pour ressentir ?

Peut-être faut-il, pour ressentir vraiment certaines choses, les recueillir dans le silence, les absorber dans le silence, et dans le silence les laisser mûrir et s’épanouir. A vouloir les dire, les exprimer, les mettre en mots, on risque non seulement de les gauchir, de les affadir ou de les détourner de leur sens premier mais, plus radicalement, de ne pas leur donner le temps.

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Joie

Depuis que l’homme est homme, probablement, il conçoit le monde, pense et vit selon deux directions opposées : l’une qui est lumineuse et joyeuse ; l’autre sombre et austère. Ainsi, l’écologie est ce qui nous pousse à épouser la cause du monde, à défendre sa beauté, son infinie diversité, sa somptueuse richesse, l’immense joie de la création. Mais certains jettent sur cet élan une chape de bien-pensance et étouffent ce dynamisme sous une sorte d’ordre moral au gré duquel il faudrait faire repentance et pénitence car nous avons avons été trop joyeux, trop plein d’énergie, pas assez humbles et modestes.

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Pénombre

Entrer dans le silence pour pouvoir entendre la douceur qui se chuchote, épouser la nuit pour y apercevoir la lueur de la tendresse, faire silence et calme en moi-même pour ressentir ce qui est humble, et fragile, et subtil, et terriblement important.

Les visages des passantes

  Les visages sont émouvants. Longtemps, j’ai préféré les visages souriants, qui affichent joie et confiance. Et depuis quelques mois, un changement s’opère : à ces visages-là, agréables et purement harmonieux, ronds, je préfère l’entrevision de la faille ouvrant sur les profondeurs, la tristesse ou la réserve. Peut-être par culture ou éducation masculine, peut-être par […]