C’est ce tempérament de prédateur, cette avidité destructrice parce qu’incapable de s’autoréguler, que le test du marshmallow valorise : pourquoi se contenter du nécessaire quand on peut avoir le superflu ?
Catégorie : Choses de la vie
On n’aspire pas seulement à vivre, on aspire à être heureux. C’est normal et sain mais il arrive que, sous l’effet de pensées perverses et manipulatrices, d’idéologies morbides et dominatrices, on l’oublie. Et cet oubli est une défaite de la joie, de l’esprit et de la vie.
Nos œuvres les plus originales et les plus créatives sont des réinterprétations, des revisitations, des remakes d’œuvres déjà créées et qui renaissent indéfiniment dans ce processus continu de reprise et d’imitation, de régénération.
Quand je me rase, je me prends toujours un peu pour le Charlton Heston des Dix commandements coupant sa barbe après avoir vu Dieu.
On peut ne pas chercher et ce faisant ne pas vouloir ; et on peut ne pas chercher et cependant bien vouloir.
C’est précisément dans la prise de conscience de cette indifférence mutuelle que réside la source profonde du plaisir, du plaisir un peu surpris que j’éprouve : plaisir pas du tout de l’individu mais plaisir de l’animal humain, de l’animal grégaire, de l’animal heureux de voir prospérer les siens, de les voir nombreux, divers, vaquant à leurs occupations variées et faisant cependant, incontestablement, société.
La vie, pourtant, n’est pas un verre de vin ; on ne la déguste pas, appréciant sa rondeur, son goût boisé ou le parfum de la banane ; on la vit ; on la vit au rythme de la vie, avec ses joies, ses ennuis, ses bonheurs, ses envies de dormir et ses instants de grâce.
Même s’il est quasiment miraculeux que le 5 sorte mille fois de suite, la probabilité locale et immédiate des événements demeure inchangée, et le 5 n’a pas moins de chance de sortir que n’importe lequel des autres nombres portés par les six faces du dé.
