Alors que ce « Mais ça n’est pas grave » prétend atténuer la faute que nous aurions commise, sa fonction réelle est de dédouaner notre interlocuteur de son propre mensonge, ou exagération, ou raisonnement fallacieux. Il est un marqueur de la gêne de notre interlocuteur qui, conscient de sa mauvaise foi, cherche dans la relativisation de la faute que nous aurions commise une façon de relativiser son propre mensonge et de diminuer sa mauvaise conscience
Catégorie : Psy
Dans ce grand barnum où chacun porte un masque, ne voit les autres qu’à partir de son propre mouvement et projette sur eux ses propres angoisses, ses propres désirs, ses propres fantasmes, le malentendu est roi.
Comme dans le cas des sorcières, c’est le plus souvent dans l’esprit des accusateurs que gît la culpabilité initiale, et c’est pour s’en débarrasser qu’ils accusent des innocents.
Célimène et Conchita sont malheureuses. Elles restent au bord de leur vie. Elles sont puissantes et ont prise sur ceux qui les aiment mais il n’y a derrière qu’un grand vide, une grande peur de n’être plus maîtresses d’elle-mêmes. Une grande peur de vivre.
Ceux qui prétendent se sacrifier aux autres et en faire un devoir paraissent en fait totalement empêtrés dans l’illusion dualiste et oublier qu’aidant les autres, c’est eux-mêmes qu’ils aident
On croyait porter un masque, on croyait jouer un rôle, et puis il faut se rendre à l’évidence un jour : ce masque, c’est notre visage ; ce rôle, c’est nous-même.
Toute rencontre nous affecte et nous transforme irrémédiablement, fait de nous un autre que celui que nous étions.
La voix de la conscience vise à exprimer ce que nous-mêmes, au fond de nous, ressentons et pensons ; la voix du diable vise essentiellement à marquer notre dissonance, notre différence, notre capacité à sortir du lot.
