Saurons-nous nous adapter aux changements et catastrophes que nos besoins adaptatifs ont eux-mêmes suscités ? C’est la question des temps qui viennent.
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Je ne puis m’empêcher,Quand je sors de l’eau,Béni soit le Docteur No !Je ne puis m’empêcher,Quand je sors de l’eau,De me prendre pour Ursula. Lissant…
Scintillantes,Comme celles de ses yeux,Quand, furtif, un sourire y passe,Les étoiles marinesQui brillent le matinSur les gouffres remplis d’ombre.
Dans sa fixité et sa pérennité, le mot empêche de distinguer la fluidité des choses réelles : nous sommes engoncés dans une explication qui ne parvient plus à s’accrocher au réel parce qu’elle s’accroche aux mots. A vouloir absolument mettre des mots sur les phénomènes, nous ne pouvons plus les penser.
On peut, comme les constructeurs et les sculpteurs des cathédrales, comme la foule des artistes anonymes, considérer que l’ombre vaut mieux parce qu’elle révèle l’œuvre et qu’il y a plus de dignité, d’honneur et de satisfaction dans l’humilité que dans la course au renom. Peut-être le désir de gloire n’est-il finalement qu’un travers masculin.
Il y a, dans le glissement de la démarche juridique au jugement éthique quelque chose dont on sent qu’il peut déboucher sur le pire. Et c’est ce glissement qui est au coeur du nudge et du name and shame, méthodes qui ont par ailleurs plein d’avantages.
Aussi convaincus soyons nous de la vertu des processus démocratiques et partagés, nous ressentons parfois des élans rimbaldiens vers la liberté, la sauvagerie, l’action débarrassée de tout ce qui peut l’entraver.
C’est cela que, par euphémisme, nous appelons la volonté politique.
Ce qui fait la magie du miroir de Blanche Neige, c’est qu’il dit la vérité, alors que les miroirs ordinaires, ceux que nous croisons tous les jours, mentent comme des arracheurs de dents.
Je ne fais rien, rien de rien. Mais sous prétexte que des mots sortent de ma bouche, de ma plume, de mon clavier, je me sens investi d’une légitimité particulière et toise de haut le commun des mortels.
