Étiquette : attention

15 août 2022 / / Façons d'être

J’ai trop souvent agi moi-même ainsi pour ne pas déceler l’imposture, au moins partielle : cette façon d’instrumentaliser un être dépendant (un enfant, un chien, un chat) pour attirer l’attention sur nous-mêmes, cette manière de prétendre s’intéresser à lui alors qu’il n’est qu’un faire-valoir.

29 juin 2022 / / Façons d'être

Notre esprit est ainsi fait qu’étonnament, nous sommes plus attentifs aux choses, plus en éveil, plus présents au monde avec de la musique, avec un fond sonore dessinant un paysage, que dans le silence. Ou, pour dire les choses autrement : peut-être la musique gène-t-elle notre concentration mais elle soutient l’attention, qui n’est pas la même chose et qui, dans bien des cas, est beaucoup plus utile, beaucoup plus efficace que ne l’est la concentration.

27 juin 2021 / / On est peu de choses

Il en va certainement de tous les apprentissages comme de celui du jeu théâtral : il faut un long, long et pénible processus pour que, au bout du compte, la spontanéité, la joyeuse et gracieuse spontanéité puisse apparaître.

20 novembre 2020 / / Façons d'être
1 novembre 2020 / / Façons d'être

Respecter les choses, même les plus insignifiantes, en les maniant avec délicatesse et attention, c’est lutter contre la réduction du monde à une ressource corvéable qui ne servirait qu’à satisfaire mon appétit insatiable, ma gloutonnerie, mon irrésistible volonté de puissance.

1 janvier 2019 / / Philo

La recherche compte sur la raison et la science pour gravir le chemin de la vérité ; l’attente espère le secours divin. Là est peut-être la différence profonde entre Descartes et Pascal. Ça n’est pas que l’un douterait quand l’autre ne douterait pas mais Descartes espère dépasser le doute en s’élevant par la connaissance et la raison quand Pascal préfère attendre que la grâce descende sur lui.

25 décembre 2018 / / Le monde tel qu'il est

Il faut apprendre à voir le monde comme ce nouveau-né de la Nativité, plus puissant que tous les puissants de la terre, mais qui, en ce jour de naissance dans son étable de Bethléem, n’est que fragilité. Il est Dieu mais ne vit pourtant, ne survit pourtant que par l’amour qu’on lui porte, l’attention qui lui est dédiée. Et sans amour, ce dieu mourrait

14 septembre 2018 / / Choses de la vie

Peut-être  – sans doute au bout du compte – ne peut-on pas être à la fois totalement à une tâche – ce qu’exige l’attention – et dans le même temps s’ouvrir  (ou se laisser aller ?) à cette sorte de distanciation qu’est l’humour.

22 août 2018 / / Choses de la vie

L’amour des ennemis, c’est peut-être cela. C’est au moins en partie cela : savoir les écouter et ne pas se fermer à eux sous prétexte qu’ils sont nos ennemis. Ne pas cloisonner nos oreilles au motif que ce qu’ils diraient serait forcément faux puisqu’ils sont du mauvais côté.

24 mars 2018 / / Le monde tel qu'il est