La trahison des clercs

Le clerc qui ne trahit pas est celui qui accepte de trahir son camp si la vérité le demande. C’est le Georges Bernanos des Grands cimetières sous la lune ; c’est la Simone Weil qui, partie elle-même combattre dans les rangs des Brigades internationales, écrit à ce même Bernanos tout le dégoût que lui inspire le sang inutilement versé. … Continue readingLa trahison des clercs

Justice et amour

L’idée de la justice n’est pas le principe suprême de l’éthique, et au-dessus d’elle s’élève l’idée de l’amour, qui, au-delà du juste et de l’injuste, de la faute et de la vengeance, referme pour toujours la source des conflits humains dans un grand geste de bonté capable de tout pardonner, de tout purifier et, de ce fait, rend possible l’avènement du royaume de Dieu sur terre. Cette idée centrale du Christianisme qui, au temps de son apparition comme de nos jours, s’est toujours heurtée à une très vive résistance, notamment en Europe occidentale, qui souffre d’une surestimation du principe de justice, qu’elle est de ce fait incapable de dépasser. … Continue readingJustice et amour

Un mal pour un bien

Simone Weil, dans La pesanteur et la grâce, note – et elle n’est sans doute pas la première – que le mal ne souille pas seulement ceux qui le font mais aussi ceux qui en sont les victimes. Telle est la raison pour laquelle les … Continue readingUn mal pour un bien

La clémence

  Rejoignant hier matin mon bureau à vélo, je me suis arrêté, à un feu rouge, devant un passage clouté. Et le feu étant devenu vert, un piéton a traversé la chaussée. Tandis que j’attendais qu’il ait fini de traverser pour repartir, un automobiliste à … Continue readingLa clémence