La trahison des clercs

Le clerc qui ne trahit pas est celui qui accepte de trahir son camp si la vérité le demande. C’est le Georges Bernanos des Grands cimetières sous la lune ; c’est la Simone Weil qui, partie elle-même combattre dans les rangs des Brigades internationales, écrit à ce même Bernanos tout le dégoût que lui inspire le sang inutilement versé. … Continue readingLa trahison des clercs

L’injuste milieu

Aussi admirable soit-elle, Antigone est, je crois, insupportable. Mais elle est cependant absolument indispensable.  Sans elle, le monde irait à vau-l’eau. Or on ne peut pas la suivre qu’à moitié : on est avec ou contre elle ; pas de juste milieu.
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Antigone et l’humour

Raymond Aron, évoquant Simone Weil, observait que, même si elle changeait parfois d’opinion, elle demeurait cependant toujours aussi catégorique dans son expression. Cette façon d’être (je ne connais pas le substantif associé à l’objectif “catégorique”) me paraissant le revers du caractère passionné, entier de Simone … Continue readingAntigone et l’humour

Dissymétrie des sentiments

Je lisais à l’instant le dialogue entre Antigone et Créon, dans l’Antigone d’Anouilh (j’en parlerai dans mon autre blog), et j’étais frappé de la dissymétrie existant entre les deux personnages : Antigone méprise Créon, alors que Créon, sans être d’accord avec Antigone, l’admire et pourrait l’aimer. … Continue readingDissymétrie des sentiments