Peut-être y a-t-il, au fond de chacun d’entre nous, une part aveugle et obscure, un passager clandestin de l’âme, qui, de l’ombre où il est tapi, sape inlassablement le bien que nous voulons faire.
Catégorie : Façons d’être
La vraie victoire du machisme serait non pas que les petites filles et les petits garçons se moulent dans les stéréotypes sociaux mais plutôt qu’ils adoptent massivement le culte de la force et cette triste vision du monde au gré de laquelle il est plus méritoire de donner des ordres à son semblable que de l’aider.
Le magazine Forbes a publié il y a quelques jours le classement des cent femmes les plus puissantes de la planète. Et certains médias se…
Célimène et Conchita sont malheureuses. Elles restent au bord de leur vie. Elles sont puissantes et ont prise sur ceux qui les aiment mais il n’y a derrière qu’un grand vide, une grande peur de n’être plus maîtresses d’elle-mêmes. Une grande peur de vivre.
Alerter est parfois indispensable et nécessaire. Mais il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de le faire, et veiller à ne jamais céder à la tentation d’avoir à tout prix raison.
Ce qui nous met mal à l’aise, dans l’affaire, c’est de constater notre lâcheté. Mais plus encore, je crois, de prendre conscience de notre mauvaise foi, de cette propension que nous avons à fabriquer de fausses justifications pour garder bonne conscience.
Il est tellement plus simple de refaire le monde que de faire son ménage, tellement doux de prétexter un monde à refaire pour ne pas faire le ménage chez soi !
J’aime être altérable. J’aime, du frottement avec les autres et avec le temps, devenir autre que je suis, changer, muer. Devenir ce que je n’ai jamais été : un autre moi-même.
