Les réunions et cours à distance, dès lors qu’on est plus que deux, c’est du pipeau ; ça ne marche pas : sans lieu commun, il n’y a pas d’idées communes.
Catégorie : Le monde tel qu’il est
Ne nous précipitons pas, même par crainte de nous-mêmes, vers des solutions préfabriquées, déjà pensées, déjà figées. Probablement sont-elles déjà mortes. Prenons le temps de méditer et d’imaginer.
Si la tragédie élève l’âme, c’est qu’elle met en scène des héros guidés par l’honneur, la dignité et la sincérité ; si les réseaux sociaux l’abaissent, c’est que, sous couvert de réalisme, ils décrivent un monde peuplé d’hommes et de femmes vils et indignes de leurs fonctions.
Le travail est une punition et un des instruments de la Chute. Or, par un sursaut d’orgueil prométhéen, nous en avons fait l’étendard de notre identité et un instrument de rédemption.
Ce que je veux sauver, c’est l’enfance et le jaillissement joyeux, incontrôlé et anarchique de la vie, le monde dans son perpétuel recommencement, dans son continuel balbutiement, dans son éternel inachèvement.
Oh, la capacité des technologies qui veulent nous aider à nous laisser au contraire plus que jamais nus et désemparés face au monde !
Changer la vie ou sauver des vies ? Dans l’urgence, la question ne se pose pas : on sauve des vies. Parce que c’est ce qu’on peut faire, à ce moment là, et qu’il n’est rien de plus précieux. Et en sauvant des vies, on la change.
Est-ce pour atteindre l’objectif de la lutte qu’on milite ou pour le plaisir de lutter ? Est-ce l’être aimé qu’on aime ou est-ce l’émoi du sentiment amoureux ?
