Je me demande s’il n’y a pas là, ancré au plus profond de notre être, une harmonie profonde avec le rythme des saisons : simplicité et repos de l’hiver ; exubérance et richesse du printemps et de l’été : zen et baroque.
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Pauvre Jésus qu’on transforme en Père Fouettard et dont on ne sait plus voir que les larmes et le sang, lui qui est venu pour libérer.
De mon rêve, je ne suis sûr que de l’apparence de la bête : cette tête ensanglantée, ce corps ravagé ; et du nom qui ce matin m’est venu pour la désigner : un minotaure blessé.
Il y a de l’amour dans le dialogue, dans le renoncement à la porte claquée, dans ce temps pris avec gentillesse au rejet du rejet, dans le respect tendre de la pudeur, dans la mise de la pensée au rythme du dévoilement.
Les demandes que nous adressons, explicitement ou implicitement, à celui ou celle que nous aimons, les attentes que nous avons envers lui, les exigences que nous avons à son égard, s’adressent souvent à un autre et en fait d’abord à nous-mêmes.
J’errais. Je connaissais les lieux et savais qu’il y avait un chemin pour accéder à la sortie mais je ne le retrouvais plus et tournais en rond. J’avais demandé de l’aide à une secrétaire sur les épaules de laquelle j’avais grimpé pour retrouver mon chemin mais cela n’avait pas suffi ; j’étais perdu.
Ni le cerf poursuivi par une meute de chiens, ni le taureau mené de force dans l’arène n’ont commis de crime. Ils ont été traqués par plaisir sanguinaire alors qu’ils ne demandaient qu’à vivre leur simple vie. Ils ne sont ni des criminels ni des condamnés mais des victimes. Il n’ont pas à être graciés, eux qui seraient au contraire les seuls à pouvoir pardonner.
La recherche compte sur la raison et la science pour gravir le chemin de la vérité ; l’attente espère le secours divin. Là est peut-être la différence profonde entre Descartes et Pascal. Ça n’est pas que l’un douterait quand l’autre ne douterait pas mais Descartes espère dépasser le doute en s’élevant par la connaissance et la raison quand Pascal préfère attendre que la grâce descende sur lui.
« Si l’on veut connaître un homme, il faut chercher celui vers lequel sa vie est secrètement tournée, celui à qui, de préférence à tout autre, il parle, même quand apparemment il s’adresse à nous. Tout dépend de cet autre qu’il s’est choisi. »
Il faut apprendre à voir le monde comme ce nouveau-né de la Nativité, plus puissant que tous les puissants de la terre, mais qui, en ce jour de naissance dans son étable de Bethléem, n’est que fragilité. Il est Dieu mais ne vit pourtant, ne survit pourtant que par l’amour qu’on lui porte, l’attention qui lui est dédiée. Et sans amour, ce dieu mourrait
