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Tutoyer le monde

C’est pourquoi la catastrophe écologique nous heurte et nous blesse plus profondément que nous ne saurions le dire, plus profondément peut-être que nous n’en avons conscience. Ce n’est pas seulement la survie de l’homme en tant qu’espèce ou ses conditions de vie futures qui nous préoccupe et nous touche dans la destruction à laquelle nous assistons ; c’est la blessure qui nous est à nous-mêmes infligée et que nous ressentons comme telle : quelque chose de nous-même est affecté, quelque chose de nous-même s’effiloche, se corrompt et se perd dans ces animaux qui disparaissent et cette terre qui s’immondice. C’est à nous-même que le coup est porté.

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Joie

Depuis que l’homme est homme, probablement, il conçoit le monde, pense et vit selon deux directions opposées : l’une qui est lumineuse et joyeuse ; l’autre sombre et austère. Ainsi, l’écologie est ce qui nous pousse à épouser la cause du monde, à défendre sa beauté, son infinie diversité, sa somptueuse richesse, l’immense joie de la création. Mais certains jettent sur cet élan une chape de bien-pensance et étouffent ce dynamisme sous une sorte d’ordre moral au gré duquel il faudrait faire repentance et pénitence car nous avons avons été trop joyeux, trop plein d’énergie, pas assez humbles et modestes.